LES MILITAIRES RÉAGISSENT À L’ENTRÉE EN VIGUEUR DU BOOTFORGEN

 

Québec, Qc. – Suivant la mise en œuvre du CANFORGEN 127/18 le 30 août dernier, appelé affectueusement BOOTFORGEN par les militaires, des milliers de soldats, d’aviateurs et de marins canadiens de partout au pays ont littéralement pris d’assaut les magasins tactiques d’un océan à l’autre pour mettre la main sur une paire de botte de combat pour remplacer les Royer tant détestées.  Plusieurs magasins ont littéralement été dévalisés, les vitrines brisées et des employés bousculés et piétinés, certains mortellement, par les militaires.

Selon le réseau CBC-Radio Canada, la Colombie-Britannique a été la première province à déclarer l’état d’urgence suivant une pénurie de bottes Rocky dans l’ensemble de la province.  «C’était épouvantable… on a vendu toutes nos paires de Rocky brunes en 12 minutes, après il restait juste les modèles noirs et c’est là que les soldats ont commencés à devenir agressifs… Je leur disais que j’allais en commander d’autres mais il était trop tard… Ils se sont mis à tout casser et ils m’ont pris trois employés dont mon fils de 19 ans.»  Explique Matt Roberts, un commerçant, en larmes et visiblement sous le choc.

Des échanges de feu entre militaires et policiers ont été rapportés dans les centres-villes d’Edmonton, de Winnipeg et l’Halifax et un important incendie a ravagé le Profair de Beloeil au Québec.  La capitale nationale n’a pas été épargnée par la vague de violence alors qu’un blindé de type M113 est présentement toujours encastré dans ce qui reste du Surplus Point-Rouge de Québec.  «On avait prévu le coup et on avait commandé des centaines de paires de Rocky, de Danners et de Lowa pour les gars de la base.  Tout allait bien jusqu’à ce que les 22 débarquent.  Ils étaient tellement nombreux, c’était de vrais macaques, on pouvait rien faire, certains étaient sur du pre-workout, ils étaient hors de contrôle.  Ils ont réussi à mettre la main sur [un M113] et ont défoncé le devant du magasin avec.»  Explique Daniel Lompré, co-propriétaire du Surplus Point-Rouge.  «L’anti-émeute a essayé de les gazer au lacrymogène mais ça les a juste rendu encore plus fou, j’ai évacué ce qui restait de mes employés et l’anti-émeute a dû battre en retraite et abandonner le magasin aux mains des militaires.»

La lieutenant-colonel Sandy Lang, porte-parole du Ministère de la défense nationale, a indiqué que le haut-commandement des Forces armées canadiennes faisait présentement tout en son possible pour arrêter la crise et ramener les militaires à l’ordre. «Il faut comprendre que suivant l’adoption du CANFORGEN 127/18 sur les bottes civiles, on a eu une démission massive chez les sergents majors régimentaires tant dans les unités de la Régulière que de la Réserve.  Plusieurs ont devancé leurs retraites… C’est comme si ils ne trouvent plus de raison d’exister…  Ça a créé un gros vide en terme de contrôle et de discipline chez les militaires partout au pays.»  Indique la lieutenant-colonel Lang.

L’adoption du fameux BOOTFORGEN est considérée par plusieurs analystes comme étant l’un des trois événements les plus importants pour l’histoire militaire canadienne avec la Bataille de la Crète de Vimy de 1917 et le Débarquement en Normandie de 1944.  Les émeutes liées à la mise en œuvre du CANFORGEN 127/18 ont déjà fait plus de 80 victimes au pays.

 

– Article par le caporal-chef Philippe Doucette pour Le Bleu et Or

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