ROYER DÉFEND TOUJOURS SES FAMEUSES « BOTTES À ZIPPER »

Lac-Drolet, Qc. – Plusieurs mois après l’adoption du CANFORGEN 127/18, surnommé BOOTFORGEN par les troupes, la controverse entourant l’achat par les Forces de dizaines de milliers de paires de bottes largement inadaptées au travail des militaires ne réduit pas en intensité.  Les bottes, fabriquées par Royer Canada et mieux connues par leur surnom affectueux de Bottes de Marde, ont été choisies par le Département de l’Acquisition des Forces armées canadiennes en 2014 et sont toujours distribuées par les Forces même depuis l’entrée en vigueur du BOOTFORGEN.

La controverse vient du fait qu’une organisation non-gouvernementale, ralliant des anciens combattants à la retraite, appelée Association des Vétérans Fâchés (AVF), demande officiellement des excuses à Royer Canada pour avoir fournis des bottes jugées comme étant de « qualité médiocre » aux soldats canadiens.  Réunis par dizaines dans la cour arrière de leur porte-parole, l’adjudant à la retraite Jasmin Richard, les membres de l’AVF sont reconnus pour leur habitude d’être toujours fâchés, de demander des rabais d’anciens combattants le plus souvent possible dans les magasins et pour toujours débuter leurs phrases par Quand j’étais en Bosnie ou Quand j’étais dans les Commandos.  « On veut que Royer Canada s’excuse pour avoir crosser les militaires en leur donnant des bottes faites avec des vieux pains de rations pis des sacoches de tasse-assiette recyclées » a indiqué monsieur Richard, visiblement mécontent, avant d’être applaudit par ses confrères.

En effet, un rapport de laboratoire indique que les bottes Royer seraient en fait composées à 43% d’anciennes sacoches pour transporter tasses et assiettes, à 31% de pains de ration, du fameux zipper à 11% et d’un étonnant 15% de matières fécales.  « C’est scandaleux, surtout sachant que la quantité de doodoo acceptable dans l’équipement des Forces canadiennes ne doit jamais dépasser 12%! » a précisé monsieur Richard, toujours furieux.

Royer graphique

ROYER NE FLANCHE PAS

Réunis lors d’un grand et luxueux banquet à Lac-Drolet, le conseil administratif et les actionnaires de Royer Canada ont tous défendu ardemment leurs fameuses bottes.  Aussi présents étaient des hauts représentants du Département de l’Acquisition des Forces armées canadiennes habillés en Mess Kit pour l’occasion.  « Je ne comprends absolument pas pourquoi les troupes et les anciens combattants n’aiment pas ces bottes, nous on les trouvent fantastiques! » nous a dit le colonel Peter Faulter avant d’essuyer sa bouche avec un billet de 1000$ : « Excusez-moi, le caviar est si bon ici, j’en ai vraiment mis partout! » a-t-il ajouté avant de rire grassement.  Marc Deshautels, grand PDG de Royer, est arrivé plus tard dans la soirée dans son hélicoptère privé pour s’adresser aux invités et aux médias présents lors du banquet : « Mes amis je vous rassure, les rumeurs voulant que nos bottes aient une espérance de vie de 9 jours sont totalement fausses.  Les soldats canadiens sont, j’en suis certain, extrêmement déçus de devoir remplacer les meilleures bottes du monde par des modèles abjectes comme des Lowa et des Rocky qu’ils vont devoir s’acheter eux-mêmes! » Le colonel Faulter et les autres membres de l’Acquisition présents ont chaudement applaudi monsieur Deshautels après son allocution.

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LES MOYENS DE PRESSION CONTINUENT

Les membres de l’Association des Vétérans Fâchés poursuivent leurs moyens de pression contre Royer Canada et exigent des excuses officielles aux militaires et aux contribuables canadiens.  La campagne VOS BOTTES, C’EST DE LA CROTTE, incite les militaires à se rendre sur la page Facebook de Royer, à leur donner une seule étoile de review et d’écrire VOS BOTTES, C’EST DE LA CROTTE, partout dans les commentaires.

Le contrat avec Royer et avec Kodiak aurait coûté plus de 22 millions $ aux contribuables canadiens et il s’est avéré un gaspillage total en termes de temps, de ressources et de crédibilité, tout ceci au détriment de l’efficacité opérationnelle et de la santé physique de nos militaires.

Le Département de l’Acquisition des Forces armées canadiennes est toujours sous enquête suivant de sérieuses allégations voulant que ce soit en fait de petits macaques arboricoles qui seraient véritablement responsables de l’acquisition de nouveau matériel pour les Forces armées canadiennes.

 

– Article par le caporal-chef Philippe Doucette pour Le Bleu et Or.

 

 

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