LES DRONES DEVIENNENT LA NOUVELLE PRIORITÉ DE LA DÉFENSE NATIONALE

Ottawa, On. – Le  Chef d’état-major de la Défense (CEMD), Rob Dustan, a fait savoir lundi dernier que sa nouvelle priorité serait, à partir de janvier 2019, les aéronefs sans pilotes, plus communément appelés drones.

En effet le général Dustan a indiqué, en communiqué de presse, que la Défense allait investir près du 1/5e de son budget sur 10 ans dans la question des drones.  Toutefois, il a rapidement précisé la nature de ses intentions : « La plupart des autres puissances militaires investissent massivement dans l’acquisition de drones de combat et de surveillance.  Par contre, les Forces armées canadiennes n’ont pas l’intention de mettre de l’argent là-dedans.  Nous souhaitons plutôt doter nos bases de systèmes anti-drones pour nous protéger de ces derniers. » A-t-il expliqué avant d’ajouter : « Nous avons installé des panneaux sur les clôtures des bases indiquant DRONES INTERDITS.  Mais ce n’est que la première phase pour nous débarrasser de ces saletés volantes si nuisibles à nos opérations quotidiennes. »

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UN PROBLÈME PRESQUE PERSONNEL

Toujours sur la question des drones, le général Dustan n’a pas caché son aversion pour ces petits aéronefs téléguidés qui gagnent en popularité depuis quelques années : « Pour être honnête, mon staff et moi-même comprenons assez mal ce qu’est exactement un drone.  Le commandant de l’aviation m’a expliqué que c’était comme une sorte de petit hélicoptère sans pilote mais je l’ai rapidement expulsé de mon bureau.  J’étais très fâché et il est possible que le lieutenant-général Thalberg perde son poste pour de tels propos.  Comment ça un petit hélicoptère sans pilote, il me prend pour qui ce bouffon?? »  A annoncé le général Dustan, visiblement frustré de sa propre incompréhension concernant la nature même des drones.

Le général Dustan a aussi bien indiqué que les investissements importants pour doter les bases de systèmes anti-drones allaient nécessairement réduire le budget pour le reste des Forces : « On se le cachera pas, va falloir se serrer la ceinture pendant une petite dizaine d’années.  De toute façon comme le Canada n’a pas de vraies missions à l’étranger, on peut se permettre de couper dans les soins aux vétérans, l’acquisition de nouveau matériel de combat moderne et surtout dans le peu d’avantage qu’on donne aux réservistes. »  Le général s’est tout de même fait rassurant pour les officiers : « Aucune position de tours pour nos officiers ne va souffrir de ces coupures, je vous confirme que nous allons continuer à envoyer bon nombre d’officiers sous-qualifiés et surpayés amasser des médailles dans des missions bonbons partout dans le monde, ça je peux vous le promettre. »

UN PLAN DE DÉFENSE À TROIS NIVEAUX

Le plan du CEMD a concrètement été dévoilé aux journalistes.  Le premier niveau a déjà été mis en place, soit celui d’installer des panneaux interdisant le vol de drones au-dessus des bases.  Le second niveau consiste à équiper les commissionaires avec un casque muni d’une alarme qui pourra être déclenchée en cas d’incursion de l’espace aérien des bases militaires par des drones.  « Les commissionaires de la base de Longue-Pointe portent déjà des casques-tests à alarmes pendant leurs quarts de travail.  Malgré les dommages auditifs importants, les nausées et les fortes douleurs à la nuque dont se sont plaints nos commissionaires, les tests semblent très concluants en ce qui concerne notre capacité de repérage des drones. » Toujours selon le général Dustan.

Casque commission

Le troisième niveau est celui du système de destruction physique des petits aéronefs.  Pour cette tâche, la Défense considère remettre à jour plus de 1000 canons automatiques de 40mm de type Bofors, utilisés pendant la Seconde Guerre mondiale jusque dans les années 1980.  « Les Bofors sont aussi performants pour défendre Londres contre les bombardiers incendiaires allemands que pour exploser les cadeaux de Noël de milliers d’enfants canadiens en plein vol. » A ajouté le général Dustan avant de terminer en disant : « Nous avons hâte de voir nos canons lancer des milliers de tonnes d’explosifs brisants à haute vélocité et à relative basse altitude par-dessus nos bases pour nous débarrasser des drones trop téméraires. »

Le programme anti-drone a déjà coûté près de 177 millions de dollars aux contribuables canadiens et il est estimé qu’entre 12 et 16 drones pourraient être détruits chaque année au pays lorsque le système sera pleinement opérationnel.

– Article par le caporal-chef Philippe Doucette pour Le Bleu et Or.

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